Géraldine Henneaux

Thérapeute familiale

« Nous ne voyons pas les autres comme ils sont, mais comme nous sommes nous-mêmes. »
Emmanuel Kant, philosophe allemand.

Quand consulter ?

Les familles qui viennent consulter se trouvent dans un moment de crise. Cela ne veut pas dire qu’elles sont moins compétentes que d’autres pour résoudre des problèmes plus ou moins complexes mais, au moment où elles consultent, pour des raisons diverses, elles se sentent bloquées.

Une famille en crise a tendance à se refermer sur elle-même et à produire toujours plus de la même chose dans une souffrance croissante avec, très souvent, la désignation d’un mouton noir : le porteur du symptôme.

Le symptôme porté par un membre de la famille peut être interprété comme le signe d’une résistance de la famille face à un changement, une situation nouvelle, un événement de la vie, une épreuve : perte d’emploi, burn-out professionnel, burn-out parental, violences intrafamiliales, troubles du comportement, naissance, deuil, difficultés ou décrochage scolaire,… Le manque de communication ou les désaccords intrafamiliaux peuvent aussi placer la famille au cœur de nombreuses souffrances. Enfin, certaines problématiques peuvent être transmises de génération en génération, trouvant leurs racines dans le non-dit, dans la transmission de croyances pathogènes ou encore dans des souffrances non surmontées qui continuent à impacter la famille sur plusieurs générations.

Le système familial soumis à de rudes épreuves voit son équilibre bouleversé jusqu’à provoquer une crise plus ou moins profonde. Paradoxalement, c’est justement cette crise qui rendra le changement possible : la restauration d’un nouvel équilibre propice au développement individuel et à de nouveaux modes relationnels.

 

« Les problèmes ne sont pas le problème ; le problème est d’y faire face. » Virginia SATIR, psychothérapeute américaine.

Comment ça se passe ?

La thérapie familiale considère les troubles psychologiques et comportementaux d’un ou plusieurs membre(s) de la famille comme un symptôme de dysfonctionnement du système. Son objectif est d’aider chacun des membres du système familial à prendre conscience des dysfonctionnements, à comprendre comment chacun participe au problème, à favoriser les échanges entre eux mais aussi l’émergence d’autres grilles de lecture du problème et donc d’autres solutions. L’idée est d’amener le système familial à accepter et autoriser l’évolution individuelle, à permettre à chaque membre de la famille de retrouver une place, à permettre à chacun de (re)trouver la liberté d’opérer ses propres choix, à évoluer ensemble vers un fonctionnement plus souple, à trouver de nouveaux équilibres pour dépasser une situation de crise et à se redonner confiance en sa propre capacité à résoudre ses problèmes. Chaque membre du système familial réapprend ainsi à s’exprimer en son nom propre et à écouter les autres, à exister sans être oppressé par son appartenance au groupe.

Les premiers entretiens sont dédicacés à la famille nucléaire et permettent de fixer le cadre thérapeutique : analyse de la demande, rythme des séances, engagements mutuels et règles à respecter,…

Les séances peuvent s’inscrire dans une dynamique à « géométrie variable » pour autant que cette dynamique soit au service du processus thérapeutique. Je peux, par exemple, à certains moments, rencontrer le sous-système parental seul ou encore le sous-système fratrie seul ou encore nous pouvons, avec l’accord de tous, inviter en séance des membres de la famille élargie, amis ou toute personne gravitant autour de la famille et pouvant apporter son expertise : enseignants, thérapeutes,…

Tout au long du processus thérapeutique, j’utilise différentes approches et outils qui favoriseront la circulation de l’information, l’enrichissement des représentations mais aussi la co-construction de solutions.
Je tiens compte de la famille dans l’ici et maintenant tout en m’intéressant à son histoire de vie.