Géraldine Henneaux

Psychothérapeute familiale

« Nous ne voyons pas les autres comme ils sont, mais comme nous sommes nous-mêmes. »
Emmanuel Kant, philosophe allemand.

Quand consulter ?

 

« Les problèmes ne sont pas le problème ; le problème est d’y faire face. »
Virginia SATIR, psychothérapeute américaine.

Echec scolaire, phobie sociale / scolaire, troubles de l’alimentation, vols, repli sur soi, épuisement parental, violences intra-familiales, comportements addictifs, troubles du comportement, désaccords familiaux, manque de communication,… : les difficultés rencontrées par un individu pourraient bien, en réalité, être celles de la famille dans sa globalité. 

Certaines problématiques peuvent aussi être transmises de génération en génération, trouvant leurs racines dans le non-dit, dans la transmission de croyances pathogènes ou encore dans des souffrances non surmontées qui continuent à impacter la famille sur plusieurs générations.

“Avoir un symptôme” ou “être le symptôme” sont deux choses bien différentes.  Dans le 1er cas de figure, l’individu porte un symptôme et en souffre tandis que, dans le 2ème cas de figure, un membre de la famille présente un symptôme, un autre en souffre et un autre encore l’utilise pour demander de l’aide.

Par exemple, lorsqu’un adolescent s’alcoolise à chacune de ses sorties, deux grilles de lecture s’imposent:

A) Il s’alcoolise pour surmonter une timidité qui le paralyse dans ses relations sociales.  Il en souffre tellement qu’il finit par demander de l’aide pour lui-même.  Nous sommes dès lors là davantage dans un contexte d’accompagnement individuel. 

B) L’alcoolisation du fils met le père en colère.  La situation, à force de se répéter et de s’aggraver, désagrège la relation père-fils à tel point qu’il ne se parlent plus.  La mère, ne supportant plus cette situation, décide de consulter.  Ce contexte indique l’utilité d’un accompagnement collectif.

Les situations sont rarement aussi limpides et il est tout aussi rare que tous les membre de la famille expriment, au même moment, le besoin d’être aidés.  Il appartient donc au thérapeute de clarifier la demande et de s’inscrire dans un processus souple à géométrie variable.  C’est ainsi que l’accompagnement peut se construire sur base d’entretiens individuels et/ou collectifs

La thérapie familiale est en quelque sorte à l’image d’une chorégraphie : le moindre changement de pas modifie la danse et empêche ainsi de produire toujours plus de la même chose dans une souffrance croissante.

 

 

 

Comment ça se passe ?

La thérapie familiale considère les troubles psychologiques et comportementaux d’un ou plusieurs membre(s) de la famille comme un symptôme de dysfonctionnement du système. Son objectif est d’aider chacun des membres du système familial à prendre conscience des dysfonctionnements, à comprendre comment chacun participe au problème, à favoriser les échanges entre eux mais aussi l’émergence d’autres grilles de lecture du problème et donc d’autres solutions. L’idée est d’amener le système familial à accepter et autoriser l’évolution individuelle, à permettre à chaque membre de la famille de retrouver une place, à permettre à chacun de (re)trouver la liberté d’opérer ses propres choix, à évoluer ensemble vers un fonctionnement plus souple, à trouver de nouveaux équilibres pour dépasser une situation de crise et à se redonner confiance en sa propre capacité à résoudre ses problèmes. Chaque membre du système familial réapprend ainsi à s’exprimer en son nom propre et à écouter les autres, à exister sans être oppressé par son appartenance au groupe.

Les premiers entretiens sont dédicacés à la famille nucléaire et permettent de fixer le cadre thérapeutique : analyse de la demande, rythme des séances, engagements mutuels et règles à respecter,…

Les séances peuvent s’inscrire dans une dynamique à « géométrie variable » pour autant que cette dynamique soit au service du processus thérapeutique. Je peux, par exemple, à certains moments, rencontrer le sous-système parental seul ou encore le sous-système fratrie seul ou encore nous pouvons, avec l’accord de tous, inviter en séance des membres de la famille élargie, amis ou toute personne gravitant autour de la famille et pouvant apporter son expertise : enseignants, thérapeutes,…

Tout au long du processus thérapeutique, j’utilise différentes approches et outils qui favoriseront la circulation de l’information, l’enrichissement des représentations mais aussi la co-construction de solutions.
Je tiens compte de la famille dans l’ici et maintenant tout en m’intéressant à son histoire de vie.