Thérapie familiale

Quand consulter ?

   

       « Les problèmes ne sont pas le problème ; le problème est d’y faire face. »
       Virginia SATIR, psychothérapeute américaine.

 Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse à cette question!

Souvent, la décision de “se mettre au travail” (je préfère cette notion au terme “consulter” qui me   semble tellement arbitraire) est liée à un trop-plein.  Emotions, insatisfactions, frustrations, malentendus, incompréhensions, violences, échecs, épuisement, autant d’éléments qui viennent, comme une vague, bousculer vos repères et déséquilibrer votre système familial.   

La problématique, celle qui est au coeur de la demande se manifeste sous un ou plusieurs symptômes comme des relations dysfonctionnelles ou conflictuelles au sein de la famille, du couple, entre les générations ; le repli sur soi ; l’épuisement parental ou professionnel ; les troubles du comportement d’un conjoint ou d’un enfant ; le harcèlement ; le décrochage scolaire ; les violences physiques et/ou verbales intra-familiales; les comportements addictifs,… 

Certaines problématiques peuvent aussi être transmises de génération en génération, trouvant leurs racines dans le non-dit, dans la transmission de croyances pathogènes ou encore dans des souffrances non surmontées qui continuent à impacter la famille sur plusieurs générations.

L’intérêt de la thérapie familiale est d’observer la problématique rapportée dans un contexte et dans une temporalité (passé-présent-futur).  Elle sous-tend que les difficultés rencontrées par un individu pourraient bien, en réalité, être un marqueur de problématiques attachées au système familial dans son ensemble.   Autrement dit, de quoi nous parle le problème que vous rencontrez?  A quoi sert-il et que/qui cherche-t-il à protéger?

Comment ça se passe ?

La thérapie familiale considère les troubles psychologiques et comportementaux d’un ou plusieurs membre(s) de la famille comme un symptôme de dysfonctionnement du système. Son objectif est d’aider chacun des membres du système familial à prendre conscience des dysfonctionnements, à comprendre comment chacun participe au problème, à favoriser les échanges entre eux mais aussi l’émergence d’autres grilles de lecture du problème et donc d’autres solutions.

L’idée est d’amener le système familial à accepter et autoriser l’évolution individuelle, à permettre à chaque membre de la famille de retrouver une place, à permettre à chacun de (re)trouver la liberté d’opérer ses propres choix, à évoluer ensemble vers un fonctionnement plus souple, à trouver de nouveaux équilibres pour dépasser une situation de crise et à se redonner confiance en sa propre capacité à résoudre ses problèmes. Chaque membre du système familial réapprend ainsi à s’exprimer en son nom propre et à écouter les autres, à exister sans être oppressé par son appartenance au groupe.

Les premiers entretiens sont dédicacés à la famille nucléaire et permettent de fixer le cadre thérapeutique : analyse de la demande, rythme des séances, engagements mutuels et règles à respecter,…

Les séances peuvent s’inscrire dans une dynamique à « géométrie variable » pour autant que cette dynamique soit au service du processus thérapeutique. Je peux, par exemple, à certains moments, rencontrer le sous-système parental seul ou encore le sous-système fratrie seul ou encore nous pouvons, avec l’accord de tous, inviter en séance des membres de la famille élargie, amis ou toute personne gravitant autour de la famille et pouvant apporter son expertise : enseignants, thérapeutes,…

Tout au long du processus thérapeutique, j’utilise différentes approches et outils qui favoriseront la circulation de l’information, l’enrichissement des représentations mais aussi la co-construction de solutions.
Je tiens compte de la famille dans l’ici et maintenant tout en m’intéressant à son histoire de vie.